• Katelyn

    Katelyn


  • Commentaires

    1
    IMBERT Camille
    Mardi 15 Mai à 15:55

    Je suis une jeune fille vagabonde,

    D'après mes nombreuses origines,

    Le monde s'ouvre à ma jolie crinière blonde,

    Les grecs diraient de moi que je suis divine,

     

    La couleur de mes pays anglophones,

    Sont le reflet de ma personnalité,

    Je suis jeune, libre mais pas nonne,

    Je me laisse porter par ma destinée,

     

    Carpe Diem est ma devise,

    Le rouge a trop occupé mon passé,

    Alors pour m'évader et oublier,

    Je traverse mon fleuve mère, la Tamise

     

    Maintenant, je retourne me reposer ,

    Dans un endroit synonyme de brillance,

    J'ai enfin trouvé ma destinée,

    Mon futur est en France.

    2
    dominique
    Lundi 21 Mai à 13:51

    Bonjour Camille,

    Bravo pour ton texte qui est très riche et très généreux. C'est très bien, je ne vois pas trop ce que tu pourrais corriger sans en changer l'esprit.

    Maintenant, pour que tu avances dans l'écriture et ouvre sur l'imaginaire, je te propose de développer cette phrase "Le rouge a trop occupé mon passé" et d'écrire un texte qui rentre plus dans l'histoire (inventée) de ce personnage.

    Merci et bon courage,

    Dominique

    3
    IMBERT Camille
    Mardi 22 Mai à 15:47

    "Le rouge a trop occupé mon passé"

    Le rouge, cette couleur chatoyante qui nous rappelle tant d'étapes dans notre vie. La rougeur des joues d'un bébé, le tablier rouge en maternelle, la première rose rouge qu'on reçoit mais aussi la dernière que l'on voit. Le rouge c'est l'amour, pour moi... le rouge c'est le sang. Le sang, cette substance liquide et à la fois gluante qui m'a envahi à un moment de ma vie. C'était le 11 mars 1999, ce jour-là je m'envolais pour l’Ecosse, toutes les merveilleuses choses qui me sont arrivées ce jour-là ne m'auraient jamais laissé entrevoir une fin funeste. Mes bagages en soute, je m'installe dans l'avion et de là commence le long rituel protocolaire nous apprenant à utiliser un gilet de sauvetage et à respirer dans un bout de plastique. Rien de bien compliqué d'ailleurs c'est tellement simple qu'à la moitié de leur discours appris par cœur ! je m'endors. Et puis là c'est le trou noir... Je me souviens m'être réveillée en sursaut au beau milieu de la mer, sur un bateau gonflable et couverte de sang, le seul détail qui me reste en mémoire et qui me rappelle pourquoi ma place est ici c'est le regard d'un de ses migrants se laissant engloutir par les flots bleus pour me céder sa place, ce 11 mars 1999 il ne m'a pas seulement cédé sa place, il m'a aussi cédé sa vie. Depuis ce jour-là je me questionne, je me demande si il m'a sauvé à cause de mon statut de  femme ou parce qu’il m'a vu couverte de sang. La réponse je ne l'aurais jamais mais en tout cas ce que j'aurais néanmoins des années plus tard c'est une famille, une maison comme vous vous en doutez...

    En France...

    4
    dominique
    Lundi 28 Mai à 16:35

    Bonjour Camille,

    Merci pour ce deuxième texte très fort.

    Tes deux textes sont autonomes et je ne vois pas comment les mêler sans les dénaturer. Je pense que peut-être un troisième texte dans un autre registre et une autre forme ferait de l'ensemble une sorte de triptyque littéraire.

    Je te propose donc d'écrire un dialogue (on n'a pas besoin de savoir qui parle, ce peut être un dialogue intérieur de la figure elle-même) sur un aspect différent de la personnalité de ton personnage. Je te propose (mais ça doit rester très libre) une rêverie autour de la liberté revendiquée du personnage. Une autre piste que je trouverai intéressante serait d'imaginer un dialogue entre la figure et celui qui laisse sa place sur le bateau au moment où il le fait, jusqu'à sa disparition dans l'eau. Ce peut être un dialogue silencieux et mystérieux....

    Encore merci et bon courage pour la fin,

    Dominique

    5
    IMBERT Camille
    Mardi 29 Mai à 15:57

    Mon cher journal,

    Je t'ai parlé de tant de choses concrètes qu'aujourd'hui je voudrais te parler de choses abstraites.

    Je pourrais te parler de mondes utopiques, mais ce n'est pas de mon envie.

    Mon imaginaire n'est ni un idéal, ni un lieu, ni une personne, ni un objet...

    Mon imaginaire est le temps et cela pour plusieurs raisons, la première raison est due au fait que je passe le plus clair de mon temps à rêver.

    La deuxième raison est due au fait que je suis sans cesse à la poursuite du temps, pour moi rien n'est possible sans avoir le temps, je veux avoir le temps de découvrir, d'aimer, je veux profiter de la vie...

    CARPE DIEM !!!!!

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